Est-il judicieux d’attendre d’avoir vendu sa résidence principale avant de faire l’acquisition d’un nouveau logement ? Quels avantages y a-t-il à prendre le temps de vendre sa maison ou son appartement pour, dans un second temps, acheter ? Quels risques encourt-on ? Quelles précautions doit-on prendre ? Éléments de réponse.

« Je vends mon logement avant d’en acheter un autre » : les avantages


Vendre votre résidence principale avant d’acquérir un nouveau logement vous permet de mieux maîtriser votre budget. Surtout si votre nouvelle résidence est plus grande que la précédente, ce qui est souvent le cas chez les secundo-accédants. Vous saurez alors précisément de quelle somme vous disposerez pour votre prochaine acquisition. Cette information est essentielle.  Dans la plupart des cas, l’acquisition d’un logement est financée à crédit. Or en revendant votre habitation, vous connaîtrez le montant de votre apport. Et, partant,  le montant du prêt immobilier que vous devrez souscrire pour financer l’acquisition de votre prochaine habitation. Au contraire, en achetant avant de vendre, vous pourriez avoir la désagréable surprise de constater que votre bien a été surévalué. Et que vous ne tirerez pas de sa vente autant d’argent que vous le pensiez…

Un autre avantage tient au fait qu’en revendant le logement dont vous êtes propriétaire avant d’en acheter un autre, vous gagnerez en tranquillité car vous n’aurez alors pas besoin de souscrire un prêt-relais. Et pourrez vous concentrer sur votre recherche d’un nouveau logement qui réponde à vos attentes tout en rentrant dans votre budget.
En savoir plus : Comment limiter les risques associés aux prêts-relais ?

« Je vends mon logement avant d’acheter » : les inconvénients


Vendre avant d’acheter vous expose au risque de devoir trouver un logement transitoire au cas où vous tarderiez à trouver votre nouvelle résidence principale. Vous devriez alors louer un logement voire vous faire héberger chez des amis ou de la famille, le temps pour vous de trouver l’appartement ou la maison de vos rêves, de l’acheter puis d’emménager. Le hic, c’est qu’à d’éventuels frais de location viendront s’ajouter ceux de deux déménagements. Voire la location d’un garde-meubles… Une solution peut toutefois consister à négocier avec votre acheteur la date de votre départ. Ou à obtenir un délai plus long que les trois mois qui séparent traditionnellement la signature du compromis de celle de l’acte de vente auprès de votre acheteur. De cette façon, vous disposerez de plus de temps pour votre recherche immobilière.
Enfin, choisir d’attendre d’avoir vendu votre bien avant d’acheter à nouveau risque de vous faire passer à côté d’une belle opportunité. En effet, une fois que votre logement aura trouvé preneur, il se peut que le bien qui vous plaisait tant et dans lequel vous commenciez déjà à vous projeter ne soit plus sur le marché…  

Bon à savoir

Pour sécuriser au maximum votre opération et dans l’éventualité que votre acheteur se désiste, tâchez de ne signer le compromis de vente du bien dont vous faites l’acquisition qu’après avoir signé l’acte de vente authentique de vente de votre ancien logement.